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Walt Whitman est de ces poètes américains qui font partie de l'histoire et y resteront.
Si Leonard Bernstein décida de mettre en musique ce poème dans son cycle intitulé "Songfest", c'est que le sujet, la beauté des mots et leur musicalité ne faisaient aucun doute. Parmi d'autres poètes, Walt Whitman offre ses vers les plus personnels et les plus poignants. Bernstein dédia sa partition à une voix d'homme que d'autres voix - et non un choeur - accompagnent en sussurant la mélodie. Le résultat en est très beau et très personnel.
Bien que la mélodie soit superbe, j'ai eu envie de mettre à nouveau ce poème en musique. Le support en est toujours l'orchestre, mais c'est un choeur d'hommes qui décline les paroles. Les ténors et les basses se succèdent, s'accompagnent ou s'écoutent.
La mélodie m'est venue très rapidement, tant les vers m'ont inspiré. Il me suffit de les lire deux ou trois fois en m'assimilant chaque mot pour que les notes se dessinent et trouvent leur forme définitive. Sans excès, sans facilité, j'ai accompagné chacun des messages de Whitman avec les notes et les instruments qui leur incombaient : naturellement.
Walt Whitman, dans ce poème longtemps resté inconnu, y livre son plus grand secret et sa plus vive audace.