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La symphonie chorale a inspiré nombre de compositeurs. Si Ludwig van Beethoven n'utilisa les choeurs que dans sa dernière, Gustav Mahler en usa avec beaucoup plus de générosité, pour déployer des forces incommensurables dans sa huitième. Bien plus qu'une suite de mouvements, les choeurs apportent une signification et une dimension nouvelles.
Pour ma troisième symphonie, j'ai souhaité utiliser le texte du "Veni Creator" : ce texte est vaillant, plein d'entrain et optimiste. Il se prête totalement au jeu et le texte latin apporte encore davantage de grandeur au mouvement qu'il agrémente. Si Mahler l'orchestra dans le premier mouvement de sa symphonie "des Mille", j'ai souhaité, à la manière de Beethoven, conclure la mienne avec un choeur final de grande envergure : un choeur d'enfants et un choeur mixte sont nécessaires pour l'interpréter.
Traditionnelle, cette symphonie comporte quatre mouvements, les troisième et quatrième étant indissociables l'un de l'autre. Les premier, troisième et quatrième mouvements encadrent un mouvement lent qui prépare l'apothéose finale.
Il ne s'agit pas d'une symphonie à proprement parler "religieuse", bien que le texte soit une prière. Pourtant, je voulais une connotation divine à l'oeuvre, comme Mahler qui conclut la sienne avec son propre texte, traitant de sa résurrection. Plutôt que de composer une prière, j'ai souhaité composer une symphonie sur l'espoir, la foi et l'optimisme.