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Après une première symphonie atypique - en trois mouvements - j'ai souhaité retrouver la structure traditionnelle : quatre mouvements, dont un lent.
L'ajout d'un orgue à un vaste orchestre symphonique m'a permis de donner plus de puissance et de solennité à la partition. Qu'il s'agisse des mouvements rapides, où l'instrument offre aux mélodies une majesté toute particulière, ou du mouvement lent, où il dessine les mélodies sans jamais les écraser, son utilisation est, finalement, modeste, même si elle est presque permanente : ce n'est pas l'orgue qui fredonne les mélodies, il les accompagne et les colore.
Mes deux symphonies ont une durée équivalente, presque une heure. Il s'agit là d'une coïncidence. Pourtant, je n'envisage pas de durée très inférieure : le développement des mélodies et des mouvements ne serait pas satisfaisant.
J'ai composé cette symphonie comme une ode à la nature, chacun des mouvements illustrant une saison, en commençant par l'éveil du printemps. J'avais, lors de la composition, des images fixes qui me hantaient : un champ écrasé par le soleil pour le second mouvement, des scènes festives de la moisson pour le suivant, enfin, un paysage couvert d'une neige fondante, bientôt entièrement disparue par le retour du printemps et les premiers rayons du soleil.
La symphonie est construite comme un mouvement perpétuel, les mélodies du début trouvant leur écho dans les dernières mesures.