Après la composition de mon "Requiem", oeuvre chorale qui fit appel à toutes les ressources d'un grand orchestre et des choeurs, la composition d'un divertissement était la bienvenue. Comme "Les Axelérations", je destinai ma nouvelle partition à un jeune public, sans délaisser les autres. J'imaginai alors un orchestre plus restreint qu'à l'accoutumée, avec de rares percussions et une utilisation des cordes presque exclusive. La couleur n'était pas satisfaisante. Le thème appelait à des rythmes - marches, valses - et l'utilisation d'un matériel plus conséquent devint vite une évidence.
Je conçus six parties, dont une seule devait être un mouvement lent et central, autour duquel cinq pièces viendraient se greffer.
J'ai conçu cette partition comme un poème symphonique découpé en plusieurs parties, chacune était séparée de la précédente par un silence. Chaque pièce est autonome mais ne retrouve sa signification que lorsqu'elle n'est pas dissociée des autres mouvements de la partition.