Pour la première fois, j'avais initié la composition d'une oeuvre symphonique destinée, entre autres, au jeune public. Le matériel mélodique se devait ainsi d'être simple sans paraître vulgaire. Les instruments, même si j'ai utilisé une palette la plus large possible, se devaient aussi de laisser une place importante aux percussions, dont un xylophone, un glockenspiel, un tambour et, parmi d'autres encore, un triangle.
Plutôt que de décrire une seule scène, j'ai préféré se faire succéder plusieurs tableaux, ce qui me laissait encore plus de possibilités pour développer les thèmes finalement retenus. L'idée de tableaux assez dissonants entre eux rapproche l'oeuvre encore davantage de l'imagination d'un jeune enfant, sautant d'un jeu à un autre, d'une pensée à une autre sans vraiment parvenir à se fixer sur un objectif unique. La réminiscence de certains thèmes sont aussi fidèles à l'état d'esprit des plus jeunes qui n'hésitent pas à revenir plusieurs fois sur les mêmes choses après les avoir laissées tomber.
A propos de cette partition, initialement enregistrée avec d'autres sons virtuels, le 19 juillet 2006, Gary Garritan me laissa un message d'encouragement : "François, [...] An excellent and delightful symphonic poem. The title « notes for tin soldiers for full orchestra » is certainly descriptive of the piece. Very well written and arranged. Your godson is fortunate to have such a song dedicated to him. Thanks for sharing your music with us. Gary Garritan.”
Qui est Gary Garritan ? L'homme grâce auquel j'ai pu offrir des sons réalistes à la musique que je compose. Ce message m'avait, à l'époque, beaucoup touché comme il continue de le faire aujourd'hui : je n'en étais qu'à mes premières partitions. Merci, Gary !